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Quand un New-Yorkais débarque au CCN de Montpellier… Un ]Domaines[ chorégraphique et musical que Le Garage Electrique vous recommande vivement !
Jeremy Wade est chorégraphe américain et chanteur au sein du groupe Speller. Danseur diplômé de la School for New Dance Development Dance d'Amsterdam, il a vécu et travaillé pendant plus de 10 ans à New York, participant à la scène nocturne des clubs new-yorkais. Il fut un des membres fondateurs de Chez Bushwick, un immense espace industriel dédié aux arts vivants, à Brooklyn. Il réside actuellement à Berlin.
Ses thèmes récurrents touchent à l'extase, cet état extrême d'être hors de soi que l'on peut retrouver dans des formes diverses comme la transe, l'exploration somatique, l'improvisation, la culture club… La physicalité volatile de Jeremy Wade privilégie la sensation intense et la désorientation. Ses chorégraphies articulées autour d'une approche déconstructive du mouvement laissent entrevoir des corps extatiques, abandonnés, hors de leurs limites corporelles ou émotionnelles et nous plonge dans une poétique incertitude. Pour entrer dans son univers, c'est un ]domaines[ en trois temps qu'il propose au public montpelliérain. 1) Articulating Disorientation (workshop) Articulating Disorientation est une approche déconstructive du mouvement sur laquelle s'appuie Jeremy Wade. L'atelier qu'il propose tend vers la compréhension de ce que cela signifie d'être hors contrôle, à la fois par rapport à son état physique, ses émotions et son comportement, tout en gardant un haut niveau de conscience. L'objectif du travail est de réécrire nos habitudes/techniques afin d'entrevoir ce que signifie de devenir autre. Jeremy Wade propose la performance de l'altérité comme un moyen pour accéder à une encyclopédie de partition. Jeremy Wade enseigne régulièrement à Amsterdam, Berlin, Friburg, mais aussi à Angers (CNDC). Il organise des improvisations avec d'autres artistes comme Meg Stuart, Miguel Gutierrez…
2) Identity Transgression (lecture performance) Sur un mode ouvert, emprunté au format de la conférence, Jeremy Wade procède à une sorte d’opération à cœur ouvert pour dévoiler au public ses obsessions et axes forts qui constituent son langage chorégraphique. Accompagné par le musicien Brendan Dougherty, sa vie se raconte tel un cours magistral de l’intime nourri de divers matériaux textuels, vidéos, musicaux et photographiques. Jeremy Wade nous raconte sa culture américaine urbaine, l’intenable nature de l’existence, l’amour perdu…
3) I offer myself to thee (solo) Travaillant autour de l’exagération de la sensation, I offer myself to Thee (Je m’offre à toi) est un cadeau généreux au public, une marche sur la corde raide entre contrôle et abandon, dans une situation de spectacle, soulignant ainsi la fragilité de la performance “live”. Une œuvre dansée et musicale hallucinogène sur la relation entre le corps et l’intenable, le grand vide, le grain de sable dans l’immensité de l’espace, accompagnée d’une “révélation” : dans la vie, on doit avancer vers l’amour, et ne pas s’enfuir.
Textes Baltazar Castor et Jeremy Wade Musique Brendan Dougherty, Keith O’Brien Eclairage Andreas Harder Scénographie Anke Philipp costumes Nadine Grellinger Dramaturgie Eike Wittroc. |
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